Contre le retour des races

Une offensive idéologique est actuellement à l’œuvre et vise à fissurer le socle des valeurs fondatrices de la République. Elle a pris ces derniers jours une dimension particulière avec l’organisation, par le syndicat Sud Education de Seine-Saint-Denis, d’un séminaire de formation à destination des enseignants « en non-mixité » pour dénoncer on ne sait quel « Racisme d’Etat » et répondre à la question « qu’est-ce qu’un élève racisé ? » ou encore inviter les « enseignants blancs » à prendre conscience de leurs «postures dominantes» liées à leur « blanchité ».
Le retour des « races », de cette logorrhée néo-coloniale, est devenu insupportable et inacceptable. Nous avons résolument pris le parti de le combattre, sur tous les fronts.

Le mot « racisé » n’est rien d’autre qu’une résurgence raciste qui s’abrite derrière les oripeaux de la sociologie pour assigner des groupes ethniques à une identité victimaire. Nous devons en combattre la diffusion et la prolifération dans la société. Il porte en lui la division et le rejet de l’autre. A la LICRA, nous refusons une République soumise à la découpe des revendications communautaires et de classifications dignes des pires expositions coloniales. Nous refusons que les élèves de nos écoles soient définis et désignés en fonction de critères qui violent notre Constitution et les principes de la République.

Le concept de « Racisme d’Etat » participe à une entreprise de démolition des principes de la République. Il vise à faire accroire l’idée que nous vivrions, en France sous l’empire de lois raciales ou de directives racistes qui encadreraient notre société. Nous ne pouvons nous résoudre à voir prospérer en toute impunité une telle idée. Le racisme et l’antisémitisme, tout comme les discriminations, existent dans la société et la LICRA est bien placée pour le savoir. Mais prétendre que ce racisme serait le fait de nos institutions est une calomnie qui vise à élever des générations entières dans la haine de la République et des Lumières. C’est comparer notre République à l’Afrique du Sud lorsque l’Apartheid y régnait ! La réponse politique et judiciaire qui vient d’être apportée par le Ministre de l’Education Nationale, Jean-Michel Blanquer, va dans le bon sens et signifie que nos représentants ont enfin décidé de ne pas subir, comme ce fut le cas trop longtemps, « la loi du mensonge triomphant qui passe ».

Les lignes sont en train de bouger. La LICRA n’est plus seule face à ces pseudos-antiracistes. Cette semaine, nous avons mené une démarche commune avec le Printemps Républicain, le Comité Laïcité République et le Grand Orient de France auprès du gouvernement pour le sensibiliser, ensemble, au poison vénéneux propagé par l’idéologie indigéniste et néo-raciste, souvent alliée, il faut le dire, avec les tenants de l’islamisme. A l’Université de Limoges, nous avons obtenu l’annulation du séminaire qu’’Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des Indigènes de la République, devait tenir devant des étudiants. Le temps de la permissivité octroyée, par faiblesse ou par reniement, aux fauteurs de haine est révolu. Nous ne laisserons plus rien passer. Qu’on se le dise.

Mario STASI
Président de la LICRA

10 réponses sur “Contre le retour des races”

  1. C’est odieux un retour au passé qu’il faut absolument combattre .
    Que vont retenir de cela nos enfants et petits enfants ..Quelle société si on laisse faire.?

  2. On aimerait que les partis politiques qui sont officiellement antiracistes se penchent sur les pratiques de leurs maires qui financent des intégristes musulmans dans leurs villes pour « ramasser » des voix. Ceci ne vise pas un parti en particulier

  3. Tout à fait d’accord; moins grave, mais insidieux quand même: je suis choquée par la répétition, à longueur d’antenne, sur France inter, d’une publicité pour « les viandes racées », qui se termine par « Initiez-vous aux plaisirs racés »; je trouve cela insupportable, à cause des connotations qu’elle comporte.

    1. Encore que, concernant l’espèce bovine qui a fait l’objet d’une sélection et d’un contrôle des accouplements par 10 000 ans d’élevage, la notion de race soit zoologiquement fondée.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *